[Les métaux lourds] . [Les effets toxiques] . [Les syndromes redoutables] . [Gyromitra Esculenta]
 
 
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par Didier Michelot - copyright 1999-2000

Conclusion

Il semble enfin acquis que G. esculenta, ainsi d'ailleurs que plusieurs autres ascomycètes charnus contenant eux aussi des dérivés hydraziniques (bien qu'en proportions plus faibles), doivent être tenus pour toxiques, même si certains d'entre eux sont actuellement considérés comme comestibles et commercialisés.

L'hypothèse, déjà envisagée par les auteurs, selon laquelle les substances toxiques qu'ils renferment pourraient jouer un rôle dans l'apparition de cancers humains d'étiologie encore inconnue, est actuellement spéculative car fondée sur des expérimentations avant tout in vitro; mais elle ne semble pas déraisonnable si ces espèces fongiques sont absorbées fréquemment par l'homme. Les problèmes de santé publique soulevés par ces champignons restent heureusement limités en France et plus généralement en Europe de l'Ouest, où ils sont peu communs et exceptionnellement consommés en masse. Au contraire, ils prennent une autre dimension en Europe Centrale et de l'Est, où abondants, ils sont non seulement cueillis et vendus frais, mais conservés et exportés pour être distribués parfois sous le label frauduleux de « morilles ».

On s'abstiendra donc de consommer, sous quelque forme de conservation et sous quelque nom que ce soit, non seulement G. esculenta lui-même mais les espèces qui lui sont chimiquement proches en raison de leur teneur en dérivés hydraziniques, et qui toutes exposent aux risques de l'intoxication gyromitrienne dont nous avons suffisamment précisé les dangers

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