[Les métaux lourds] . [Les effets toxiques] . [Les syndromes redoutables] . [Gyromitra Esculenta]
 
 
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Implications environnementales et toxicologiques
par Didier Michelot - copyright 1999-2000

Une évaluation de la teneur en métaux lourds dans les champignons.
   (suite)

La majeure partie des données antérieures sont hétérogènes (période et emplacements des récoltes des techniques, etc.) , elles ne permettent pas une vue globale. Les deux études actuelles concernent les champignons prélevés dans la Région Parisienne et les forêts primaires de Guyane Française, soit 120 spécimens, membres de divers groupes fongiques (des basidiomycètes et des ascomycètes). Les résultats sont présentés en ppm (partie par million par rapport au poids sec), équivalent à un gramme par kilogramme de champignon séché. Pour obtenir la valeur en champignon frais, il faut diviser par le facteur 10. D'abord, il faut préciser que les teneurs de quelques métaux détectés dans les spécimens de la même espèce, mais issus de différents sitess fournissent des différences notables (aluminium, manganèse et fer dans Boletus edulis, argent dans Agaricus arvensis, calcium et manganèse dans Paxillus involutus, aluminium et manganèse dans Tylopilus felleus). Pour les autres éléments, elles sont approximativement dans la même gamme.

L'espèce Agaricus arvensis contient des quantités énormes de cadmium, 101 ppm dans un premier échantillon contre 43 ppm dans un second (soit 20 fois la valeur moyenne dans les autres champignons !). Cette espèce présente également des valeurs très élevées en argent et en cuivre.

Au contraire, le contenu dans quelques échantillons est en deçà des limites de détection et n'a pas pu être mesuré exactement (par exemple, l'aluminium dans Amanita solitaria, Clitopilus prunulus, Entoloma sordidulus, Pleurotus eryngii, Boletus edulis, etc. et le manganèse dans Phallus impudicus). Ce processus suggère des capacités "négatives" de bioaccumulation. Marasmius oreades présente une teneur très élevée en chrome (7,5 ppm). Dans le cas du sélénium, elle semble légèrement plus haute dans les Boletales, dans les genres Boletus, Suillus, Xerocomus et Boletus variegatus avec une valeur éminente (133 ppm). L'Amanita muscaria montre aussi une teneur élevée.

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