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Implications environnementales et toxicologiques
par Didier Michelot - copyright 1999-2000

Est-ce lié à l'espèce ou/et au genre? (suite)

Les données soulignent les niveaux élevés du mercure dans les champignons croissant sur des arbres (Pleurotus eryngii, Fistulina hepatica). Il n'y a aucune interaction directe avec le sol et le transfert par le bois est plus qu'improbable. L'augmentation des niveaux spécifiques d'éléments a pu également être corrélée avec la taille du chapeau.

Quelques éléments chimiquement reliés (la même valence, comme cuivre et zinc), ne possèdent pas les mêmes propriétés physico-chimiques, et suivraient plutôt une voie différente. Par un autre processus, l'accumulation en métal résulte des eaux de ruissellement, du délavage du sol, etc..

Le sens de déplacement d'un métal donné entre le carpophore et le sol se produit de deux manières opposées. Si négatif, il expliquerait l'exclusion. Dans l'autre cas, les flux sont positifs, élevés et de temps en temps caractéristiques d'espèces ou de genres bien définis. Dans la première étape, le pH autour du mycélium semble critique dans la prise de quelques métaux. L'absorption optimale a lieu à pH 5,0 dans le cas du plomb, et à un pH neutre dans le cas du nickel et du zinc. L'accumulation sélective résulte du bas pH de l'humus dans les forêts ou lors de la décomposition de pelouses.
Le statut du cadmium est exceptionnel : la mobilité du cadmium dans les sols est connue pour être facilitée par le pH, et par la nature des milieux plutôt acides (pH < 5,5), il y a un manque de capacité de fixation par le sol, et le métal est constamment maintenu sous une forme mobile. Ce mécanisme règne pour les Agaricales, qui poussent souvent sur l'humus ou les pelouses acides.

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