
par
Didier Michelot - copyright 1999-2000

Introduction
(suite)
Les
champignons supérieurs représentent une des causes principales
des intoxications alimentaires, et le nombre d'empoisonnements
annuels est estimé à quelques milliers, car, un recensement exact
et objectif s'avère difficile ; en effet, la cause d'une intoxication
- les champignons - n'est pas toujours déterminée de façon certaine.
De surcroît, quelques espèces considérées actuellement sans danger
sont vraisemblablement toxiques et une période d'incubation étendue
ne permettrait pas de relier les symptômes tardifs à la consommation
de ces dernières.
Les
observations cliniques sont nombreuses et comparables, hormis
cet aspect, sur un plan expérimental, que ce soit in vivo, in
vitro, les premiers travaux dignes de foi sur les substances impliquées
- les toxines fongiques - et leurs mécanismes d'action, ont débuté
vers 1940.
Dans
certains cas, un mécanisme d'action, fondé sur des bases scientifiques
solides, a été confirmé, conduisant parfois à un traitement approprié.
Parmi
les quelque 3000 espèces de champignons répertoriées en France,
celles présentant un danger sont maintenant de l'ordre de 300
; cependant, de nouveaux concepts en toxicologie et le développement
des méthodes d'analyse devraient très probablement augmenter cette
liste, compte tenu des propriétés biologiques des substances présentes.
Le présent article se propose de présenter l'état des connaissances
dans ce domaine.