
par
Didier Michelot - copyright 1999-2000

Particularisme
des intoxications par les champignons
2.1.
Occurrence de l'intoxication
Un intérêt culinaire excessif pour les champignons - qui ne doivent
pas être considérés comme des nutriments - existe ; il va engendrer
les empoisonnements. En ce qui concerne leur usage alimentaire,
il n'est pas limité exclusivement à une zone géographique, un
pays, mais plutôt à un mode de vie ; voire un snobisme, malgré
la cherté du produit commercial. Les empoisonnements surviennent
surtout dans des pays ayant atteint un certain niveau de développement.
En dépit de rares statistiques disponibles, on doit admettre que
leurs utilisations dans l'alimentation, ne sont pas restreintes
en Europe et l'Amérique du Nord [6], mais courante dans certains
pays d'Asie (Japon, Chine) ; s ils ont d'ailleurs une place dans
la pharmacopée traditionnelle [149].
A
l'opposé, dans de nombreuses régions du globe, une tradition constante
interdit leur consommation ; et dans certains pays, comme au Mexique
et en Indonésie, les propriétés maléfiques qui leur seraient attribuées
dissuadent de toute utilisation dans l'alimentation et les relèguent
à des pratiques rituelles [45].
En Europe, la quasi-totalité des intoxications survient de la
mi-août à octobre, car cette saison chaude, puis humide, est la
plus propice au développement des espèces fongiques occupant une
place prépondérante dans l'environnement. Quelques intoxications,
comme celles dues à la gyromitre et à l'amanite printanière, peuvent
cependant se présenter au printemps, période exclusive de leur
apparition. La cueillette constitue une coutume pour de nombreux
promeneurs, en majorité des citadins, parcourant des secteurs
qu'ils estiment d'ailleurs préservés de toute pollution industrielle
et domestique.